Le gouvernement américain s’accroche au système de noms de domaine27 July 2005
En juin 2005, le ministère américain du Commerce a annoncé qu’il garderait le contrôle des noms de domaine. Cette annonce a surpris de nombreux observateurs et a alimenté le débat sur qui « gouverne » Internet. |
Le ministère américain du Commerce a déclaré :
« Vu l’importance d’Internet pour l’économie mondiale, il est essentiel que le système de noms de domaine demeure stable et sécurisé. Pour ce faire, les Etats-Unis d’Amérique s’engagent à ne prendre aucune action qui puisse avoir un impact négatif sur le fonctionnement efficace et effectif du système de noms de domaine. » [Traduction libre]
Les Etats-Unis devaient arrêter le contrôle de la liste de domaines autorisés en septembre 2006.
Le ministère américain du Commerce a signé un contrat avec l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). L’ICANN est l’organisme qui a une vue d’ensemble technique d’Internet. Il est basé aux Etats-Unis mais après avoir reçu de nombreuses critiques, a décidé de créer des bureaux à l’étranger et fait des efforts supplémentaires pour endosser une dimension plus internationale et représentative.
En fait, l’ICANN ne se contente pas de superviser les aspects techniques. L’organisme a instauré une nouvelle taxe sur l’achat et la vente de noms de domaine en début d’année. En juin, il a donné son accord pour lancer les noms de domaine en « .xxx », sites Web décrits par de nombreux observateurs comme les quartiers rouges d’Internet.
Stuart Lawley, président du registre ICM et à l’origine de la proposition, a déclaré :
« Mis à part la pornographie infantile qui est totalement illégale, nous ne faisons vraiment pas dans le contrôle de contenus. »
Certaines voix se sont élevées en faveur d’un contrôle plus sévère et même d’une censure des contenus publiés sur Internet. Les prochaines années verront peut-être un changement dans les organismes qui supervisent Internet. Vu que certains ne sont pas contents du niveau de contrôle effectué par les Etats-Unis, une possibilité est de faire appel à l’Union internationale des télécommunications des Nations unies (UIT).
Quel que soit l’organisme qui supervise Internet, de nombreux utilisateurs seront heureux de constater un minimum d’intervention. Internet jouit généralement d’une certaine autonomie et nombreux sont ceux qui désirent que ça continue.
| Auteur: |
Chris Coakley, EUN |
| Publié: |
Thursday, 28 Jul 2005 |
| Dernier changement: |
Tuesday, 25 Oct 2005 |
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