You are looking at an archive of the saferinternet.org website.

Visit the new Safer Internet Portal
Spacer
Spacer Accueil > Nouvelles  > Articles  > 0209  > ISTTF 
Spacer
 

Amélioration de la sécurité des enfants et technologies en ligne

Le rapport final de l’Internet Safety Technical Task Force au Multi-State Working Group on Social Networking of State Attorneys General of the United States vient d’être publié. Le but de cette enquête consistait à étudier les technologies que le secteur et les utilisateurs finals (y compris les parents) peuvent utiliser pour aider les mineurs à surfer sur Internet en toute sécurité.

Nous reproduisons ici certaines des conclusions et recommandations du rapport.

Les risques encourus par les mineurs en ligne sont complexes et multiples. Ils ne sont généralement pas très différents de ceux que l’on peut rencontrer hors ligne, et il n’est pas rare qu’en grandissant, ces jeunes soient impliqués dans ce type de problème. En substance, cette recherche montre les éléments suivants :

  • La prédation sexuelle exercée par les adultes sur les mineurs, en ligne ou hors ligne, reste préoccupante. La prédation sexuelle, sous toutes ses formes y compris lorsqu’il s’agit d’un détournement de mineur, est un crime abominable. Une grande partie des recherches effectuées à partir de cas de répression impliquant l’exploitation d’enfants par le biais d’Internet est antérieure à la montée des réseaux sociaux. Ces recherches ont montré que généralement, les jeunes postpubescents étaient conscients qu’ils allaient rencontrer un homme adulte pour entreprendre une activité sexuelle. La Task Force explique que des recherches supplémentaires doivent être effectuées concernant les activités des délinquants sexuels sévissant sur les sites de réseautage social et dans d’autres environnements virtuels, et encourage les services de répression à travailler avec les chercheurs afin de rassembler davantage de données. Les jeunes rapportent également une sollicitation sexuelle entre mineurs bien plus fréquente, mais ces incidents sont également sous-évalués et rarement signalés aux services de répression. Ce problème n’est d’ailleurs généralement pas évoqué dans les discussions sur la sécurité en ligne.
  • Les brimades et le harcèlement, généralement effectués par des jeunes du même âge, représentent les menaces les plus fréquentes que les mineurs doivent subir, à la fois en ligne et hors ligne.
  • Internet élargit l’accès aux contenus nuisibles, dangereux et illégaux, mais n’augmente pas toujours l’exposition des mineurs. Les expositions non souhaitées à un contenu pornographique peuvent se produire en ligne, mais les internautes les plus exposés sont généralement ceux qui recherchent ce type de contenu, comme les adolescents. La plupart des recherches s’est axée sur la pornographie adulte et la violence, mais d’autres contenus sont tout aussi préoccupants, comme la pornographie enfantine et les contenus violents, pornographiques et autres créés par les jeunes eux-mêmes.
  • Le profil de risque pour l’utilisation de différents genres de médias sociaux dépend du type de risque, des utilisations communes par les mineurs et des caractéristiques psychosociales des mineurs les utilisant. Les sites de réseautage social ne constituent pas l’espace le plus courant pour la sollicitation et les expositions non souhaitées à des contenus nuisibles, mais ils sont souvent utilisés dans le harcèlement entre pairs, sans doute parce que ces systèmes ont été largement adoptés par les mineurs et sont avant tout utilisés pour renforcer des relations sociales préexistantes.
  • Les mineurs ne font pas tous l’objet des mêmes dangers en ligne. Ceux qui sont davantage exposés adoptent souvent des comportements à risques et ont d’autres problèmes dans le monde réel. Les caractéristiques psychosociales et l’entourage familial de ces mineurs prédisent souvent mieux les risques que l’utilisation de médias spécifiques ou de technologies.
  • Bien que nous en sachions beaucoup sur ces problèmes, de nombreuses zones restent obscures et nécessitent d’autres recherches. Par exemple, on en sait trop peu sur l’interaction des risques et le rôle des mineurs eux-mêmes dans le manque de sécurité de certains environnements.


Recommandations concernant l’allocation de ressources :

  • Les membres de la communauté Internet doivent continuer leur travail avec les experts en sécurité pour les enfants, les techniciens-spécialistes, les avocats publics, les services sociaux et les services de répression, afin de : développer et intégrer toute une gamme de technologies dans leur stratégie afin de protéger les mineurs des dangers d’Internet ; définir des normes d’utilisation des technologies et de partage des données, ; identifier et promouvoir les meilleures pratiques lors de l’implémentation des technologies dans le cadre de leur émergence et de l’évolution des problèmes de sécurité en ligne ; et définir des structures pour mesurer l’efficacité des mesures prises. Il est important de tenir compte de ce que les données montrent à propos des risques réels vis-à-vis de la sécurité des mineurs en ligne et savoir comment y remédier, mais aussi des droits constitutionnels, et des problèmes de respect de la vie privée et de sécurité.
  • Pour compléter l’utilisation de technologies, de plus grandes ressources doivent être allouées : aux écoles, aux bibliothèques et aux autres organisations communautaires afin de les aider à instaurer des politiques de gestion des risques et à fournir une formation sur les problèmes de sécurité en ligne ; aux services de répression pour la formation et le développement d’outils technologiques, et pour accentuer les efforts de politique communautaire sur le thème de la sécurité des jeunes en ligne ; et aux services spéciaux et professionnels de la santé mentale qui s’occupent des mineurs et de leurs familles, afin qu’ils étendent leur expertise aux espaces en ligne et coopèrent avec les services de répression et la communauté Internet pour développer une approche unique d’identification des comportements à risques chez les jeunes et d’intervention à titre préventif. De plus grandes ressources devraient également être allouées aux recherches en cours pour étudier la nature précise des risques en ligne pour les mineurs, et l’évolution de ces risques ainsi que les conséquences éventuelles des interventions réalisées. Pour permettre des recherches plus systématiques et approfondies, les services de répression devraient coopérer avec les chercheurs afin de les aider à rassembler des données sur les délinquants sexuels et leur comportement en ligne. Par ailleurs, les sociétés technologiques devraient fournir aux chercheurs des données anonymes pertinentes afin d’étudier leurs pratiques.
  • Parents et tuteurs devraient : se former à Internet et la manière dont leurs enfants l’utilise, ainsi qu’aux nouvelles technologies en règle générale ; explorer et évaluer l’efficacité des outils technologiques disponibles pour leurs enfants et dans leur contexte familial, et adopter ces outils si besoin est ; s’impliquer dans l’utilisation que leurs enfants font d’Internet ; être conscients des risques courants auxquels les jeunes sont confrontés afin d’aider leurs enfants à comprendre et naviguer dans les nouvelles technologies ; être attentifs aux mineurs à risques dans leur communauté et dans les groupes d’enfants ; et reconnaître quand ils ont besoin d’aide.

Allez sur le site de l’Internet Safety Technical Task Force
Téléchargez le rapport final

Auteur: ISTTF
Publié: Tuesday, 27 Jan 2009
Dernier changement: Wednesday, 11 Feb 2009
 
Spacer Spacer Spacer
 DE  Separator Line  EN 
 
Spacer
Design Copyright © 2005 European Schoolnet. All rights reserved..
co-funded by the European Union
Spacer