| |
Journée Safer Internet 2009
« Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle. » La méchante sorcière de Blanche-Neige se regarde dans le miroir pour savoir comment le monde extérieur la voit et pour être sûre qu’elle est bien la plus belle. Si le miroir n’avait pas été si cinglant, l’histoire aurait peut-être pris une tout autre tournure. |
Les réseaux sociaux nous permettent de présenter une image de nous-mêmes au monde. Et il est impossible de mesurer toutes les conséquences d’une telle exposition. Cette image peut être déformée et notre profil terni. De même, nous devons faire attention à ce qui peut se cacher derrière le miroir.
L’une des histoires les plus commentées sur la sécurité en ligne l’an dernier concerne le suicide de Megan Meier après que Lori Drew eut pris l’identité d’un certain Josh Evans sur MySpace. Cette histoire continue à susciter la polémique, car elle montre en partie les limites qu’atteint la législation actuelle vis-à-vis des (cyber)brimades.
Tandis que d’autres risques sont cadrés par une législation adaptée, qu'elle soit bien ou mal appliquée), les cyberbrimades ne sont pas aussi bien sanctionnées. Le procès de Lori Drew, conformément au US Computer Fraud and Abuse Act, montre à quel point les plaignants peuvent se montrer imaginatifs pour répondre de leurs actes concernant la création d’un profil fictif. Alors que la prédation sexuelle et la pornographie sont des thèmes évidents de la sécurité en ligne, selon le dernier rapport de l’Internet Safety Technical Task Force, « les brimades et le harcèlement, souvent exercés par des camarades, représentent les menaces les plus fréquentes auxquelles les mineurs doivent faire face, dans le monde réel comme dans le monde virtuel ».
Si Josh Evans avait bel et bien existé et qu’il avait écrit les mêmes choses à Megan, le procès ne se serait pas déroulé sous la même législation, mais le résultat aurait sans doute été le même. Ce n’est pas la fraude qui a poussé Megan à se suicider, mais le rejet qu’elle a ressenti de la part d’une personne en laquelle elle avait confiance.
Les réseaux sociaux et les autres nouvelles formes de communication peuvent aider l’agresseur à atteindre sa cible. Toutefois, pour lutter contre les cyberbrimades, il faut avant tout être conscient des conséquences éventuelles. Pour annihiler les excuses des agresseurs selon lesquelles il ne s’agissait que d’une plaisanterie qui avait mal tourné ou qu’ils ne voulaient pas faire de mal, il faut montrer tout le mal que ce comportement antisocial peut causer. Nous espérons que ces raisons seront suffisantes pour qu’Insafe consacre l’année 2009 et notamment la Journée Safer Internet aux réseaux sociaux et aux cyberbrimades.
Pour continuer à vous amuser, gardez le contrôle.
Coin des lecteurs :
Bonjour, J’ai été particulièrement impressionné par le bulletin d’information de ce mois-ci (Décembre 2008 : l’Internet mobile). J’aimerais beaucoup continuer à lire ce genre d’articles qui informent les parents sur les aspects techniques apparaissant de plus en plus obscurs. Cordialement Brian Roche
Merci beaucoup Brian pour votre lettre. Au cours des prochains mois, nous avons l’intention d'aborder les thèmes suivants :
- Mars : rapports sur les événements de la Journée Safer Internet
- Avril : respect de la vie privée à l'ère du numérique
- Mai : les réseaux sociaux ne se cantonnent pas à de simples sites - autres formes de réseautage social en ligne
- Juin : gouvernance Internet d’un point de vue européen
Nous espérons que vous, ainsi que tous nos lecteurs, serez intéressés. Nous vous invitons à nous faire part de vos commentaires et suggestions à l’adresse : info-insafe@eun.org
Pour rester informé de ce que nous diffusons, vous pouvez consultez les favoris de saferinternet.org sur Delicious. Disponibles sans inscription, ils sont classés par type (rapport, tendance, enfants, mobile, etc.)
| Auteur: |
Chris Jenkins, Insafe |
| Publié: |
Tuesday, 27 Jan 2009 |
| Dernier changement: |
Wednesday, 11 Feb 2009 |
|
|